Noren
Par Florent Conti

Une cuisine authentique

C’est en se baladant dans les rues de Kyoto, où ils ont vécu pendant près de huit ans, qu’Elyse Garand et Hidenori Tsuda ont eu envie de partir à l'aventure en ramenant à Montréal un petit bout du Japon.

Noren, sur l’avenue Rachel, a ouvert ses portes en juin 2016. «L’idée était de recréer un restaurant de poche similaire à ceux qu’on retrouve au Japon», explique Elyse, tout en vérifiant la cuisson des takoyakis, petits beignets de pieuvre fins et fondants.

«La plupart des restaurants font tout à l’avance, mais je trouve que même préparés 20 minutes avant, les takoyakis ne sont pas frais», confie Hidenori. «La clé d’un bon takoyaki, c’est la fraîcheur!», poursuit-il en révélant qu’il en apprend encore sur la cuisine auprès de sa mère lorsqu’il retourne au Japon.

C’est pour nous aussi qu’on a fait ça. En revenant à Montréal, on voulait garder un petit peu de Japon avec nous. - Elyse Garand, copropriétaire
Le takoyaki est un des plat de spécialité du Noren.
Le takoyaki est un des plat de spécialité du Noren. Photo par Florent Conti

Une histoire d’amour

L’idée de Noren a germé dans la tête du couple en 2011. «Nous nous sommes rencontrés à Montréal. Lorsque Hidenori a dû quitter le Canada, je l’ai suivi au Japon», raconte Elyse qui a passé huit ans entre Montréal et Kyoto.

Après son mariage, le couple se demande s’il désire rester au Japon ou s’installer à Montréal. «On a décidé qu’on allait revenir au Québec et proposer ce concept aux Montréalais. Au final, on a créé Noren parce qu’on voulait garder un petit peu de Japon avec nous», confie Elyse.

Le noren est ce petit rideau traditionnel qui indique que le restaurant est ouvert. Photo par Florent Conti

Noren, quésako?

«On a choisi ce nom parce que c’était facile à prononcer en français, explique Hidenori, mais aussi pour le symbole: au Japon, dès qu’un commerce arrive en ville, on installe un «noren», ce petit rideau sur la devanture pour indiquer qu’on est ouvert.»

Les jeunes restaurateurs ont réalisé que beaucoup de gens aiment le Japon et sont heureux de retrouver un endroit qui leur rappelle leurs voyages. «Certains clients veulent à tout prix parler à Hidenori alors qu’on travaille », relate Elyse en riant.

Le takoyaki et le okonomiyaki sont deux classiques proposés au restaurant.
Le takoyaki et le okonomiyaki sont deux classiques proposés au restaurant. Photo par Florent Conti

 Un restaurant de quartier

«On voulait garder des prix similaires à ceux qu’on trouve au Japon; ça faisait partie du concept, même si nos amis nous disaient qu’on ne chargeait pas assez», explique Hidenori. Le couple admet qu’être propriétaire d'un restaurant leur a fait comprendre les prix exorbitants des autres restaurants du quartier. «On ne sera pas riche mais on vivra de notre passion», lance Elyse.

Être au cœur d’un quartier si vibrant a fait de Noren un incontournable en quelques mois. L’établissement s'est rapidement constitué une bonne base d'habitués qui viennent découvrir chaque semaine les nouveaux plats qui s’ajoutent aux classiques, comme le takoyiaki et l’okonomyiaki, une omelette de chou au porc.

On y découvre une cuisine nippone authentique dans un décor minimaliste. La carte est simple: trois plats principaux, dont un spécial qui change chaque semaine selon les produits... et les envies du couple. «On fait la cuisine qu’on aime manger», conclut Elyse. De telles valeurs ne peuvent être qu’un gage de qualité.

L'okonomiaki est une omelette de chou au porc.
L'okonomiaki est une omelette de chou au porc. Photo par Florent Conti
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